Dans la Cathédrale saint Charles Borromée, le dimanche dernier dit dimanche de la divine miséricorde déclaré par le saint Pape Jean Paul II le jour où il canonisait sainte Faustine, fut un jour très spécial pour tout le diocèse de Kasongo en général et, en particulier à toutes les sœurs de la nouvelle famille religieuse des sœurs missionnaires de saint Jean Paul II pour le fait que la Mère Albertine, fondatrice de cette famille religieuse, après une semaine de retraite, a librement renouvelé ses vœux perpétuels en présence de son Excellence Monseigneur Placide LUBAMBA NDJIBU, Evêque du Diocèse de Kasongo, des prêtres présents à Kasongo et du peuple de Dieu

Signalons au passage que la Mère Albertine fut d’abord membre de la congrégation des sœurs Franciscaines de TSHUMBE avant de fonder sa propre congrégation dont elle est la Mère générale. Depuis 2022, la première équipe a fait descente à Kasongo, siège du Diocèse pour l’apostolat. Et pour le moment, elles ont ouverts deux autres communautés en plus de celle de Kasongo. Il s’agit de la communauté de Salamabila et celle de Kalima.
La prédication de son Excellence Monseigneur l’Evêque a débuté par cet appel à contempler avec saint Thomas les pieds, les mains et le côté transpercé de Jésus. Car ils sont les signes irréfutables et le témoignage de la gravité du péché ; la gravité de notre péché qui continue à le transpercer, mais aussi et surtout témoignage de la miséricorde de Dieu qui est plus fort que la mort. C’est grâce à cette miséricorde que nos péchés ont été portés par le Christ mort et ressuscité ; ainsi Pâques est un jour important pour nous, c’est une grande fête. Mais aujourd’hui d’une manière plus particulière, nous célébrons l’institution du Sacrement de Baptême et de la Réconciliation appelé autrefois second baptême. Une invitation lancée à tous les fidèles de s’approcher régulièrement de la confession pour bénéficier du pardon gratuit de Dieu.

S’adressant aux sœurs missionnaires de saint Jean Paul II, il leur rappelle que c’est un jour important et, qui est tombé à pic pour elles puisqu’il s’agit du jour institué par le saint patron de leur Congrégation. C’est un jour spécial et important encore plus particulièrement à la Mère Albertine qui s’est décidée de renouveler ses vœux perpétuels, car c’est par ceux-ci, rappelle Mgr Placide, que l’on devient membre à part entière au sein d’une Congrégation.
Renouveler les vœux de Pauvreté, Obéissance et Chasteté est une consécration au Christ qui est pauvre, chaste et obéissance. En promettant de vivre avec fidélité ces trois conseils évangéliques, l’on fait une auto-immolation pour le Christ. Car il s’agit d’une décision libre d’être à la sequela Christi.
Pour effectuer une certaine nuance, Mgr l’Evêque a précisé que la pauvreté comme l’un des conseils évangéliques n’est pas à confondre avec la misère. La pauvreté c’est une situation où on ne manque pas le minimum nécessaire ; car pour servir, il est impératif d’être en bonne forme. Il est donc question de marche à la suite du Christ et d’être solidaire. Alors ici c’est une pauvreté intérieure, spirituelle puisqu’on se laisse conduire par le Seigneur, a-t-il ajouté.

Ensuite, le vœu d’obéissance quant à lui se comprend dans le sens de se rendre disponible ; et exige beaucoup d’humilité, beaucoup de sagesse pour pouvoir accepter que Dieu ltransmet sa volonté via le prochain, le supérieur. Concrètement, dans une congrégation religieuse les décisions passent par le supérieur ; en exécutant ce que celui-ci demande, on obéit. Ainsi obéir c’est accepter de cheminer avec Dieu. La Chasteté, enfin, est une alliance intime avec le Seigneur, avec les semblables et toute la création entière.
Dans tous ces trois vœux, la relation avec Dieu est centrale ; c’est d’ailleurs elle qui détermine la nature des relations. Voilà pourquoi en se consacrant au Seigneur, on se met à sa disposition. Pour finir, notre Pasteur a beaucoup insisté sur l’obéissance ; et cela en rappelant une sage recommandation du Cardinal Lavigerie aux Jésuites qui formaient les premiers missionnaires d’insister sur l’obéissance, en disant au père Vincent maître des novices de faire en sorte qu’ils obéissent tels des cadavres en ces termes : « …Des saints ! Je veux des saints !jetez-les bien dans le moule de saint Ignace et qu’ils soient entre vos mains comme un corps mort qui se laisse porter de tous les côtés et manier de la façon que l’on veut, ou bien comme le bâton qui est dans la main d’un vieillard pour lui servir en quelque lieu et pour quelque chose que ce soit. »

L’homélie achevée, ce fut le moment de suivre le rite du renouvellement des vœux ; après quoi la messe a suivi sa routine. Avant la bénédiction finale, la lauréate du jour a adressé un mot de gratitude à Son Excellence Monseigneur pour sa sollicitude paternelle marquée par sa proximité, ses conseils, son esprit d’écoute et son soutien…en sa faveur. Sous la même lancée, elle a remercié également tout le clergé local de Kasongo, toutes les congrégations déjà présentes au sein du Diocèse, tous les fidèles sans oublier ses filles à qui elle a adressé ces mots : « Je félicite et j’adresse un profond et grand merci à mes chères filles, les sœurs missionnaires de saint Jean Paul II pour tous les efforts consentis pour la réussite de cet évènement… ».
Après la messe, pour immortaliser cet évènement historique pour notre diocèse et cette jeune congrégation, quelques photos furent prises. Et pour assurer la continuité de la joie, une réception hors du commun fut organisée au crépuscule dans l’enclos des sœurs missionnaires de saint Jean Paul II.
Abbé Antoine Grâce MATENDA
