A l’occasion de la journée mondiale des travailleurs, le grand séminaire Mgr Cleire a eu la joie de fêter saint Joseph, patron de la maison. Suite à l’empêchement de Monseigneur placide LUBAMBA NDJIBU, notre Évêque, il a plu à son Ombre de marquer la présence en acceptant volontiers de répondre favorablement à l’invitation du Recteur. Il s’agit de Mgr Jean Paul Saidi, Vicaire Général de Kasongo.

Le bref de sa prédication fut un appel aux séminaristes à s’imprégner de la spiritualité de saint Joseph :la spiritualité du travail !
De prime abord, Monseigneur le Vicaire Général a commencé par souhaiter à tous et à chacun une bonne fête patronale, particulièrement à la communauté des sœurs de Saint Joseph œuvrant à Kasongo et celle du Grand séminaire d’autant qu’elles ont été placées sous la protection et l’intercession de Saint Joseph.
Certes , a précisé Monseigneur Jean Paul, dans le monde entier, nous célébrons aujourd’hui la fête des travailleurs, nous voulons par là :voir, contempler, percevoir ce que l’on peut en dire du travail humain. Certainement on ne peut pas vivre en ce monde sans travailler, sans accomplir les tâches quotidiennes et qui nous donnent de vivre en des hommes responsables sous le regard de Dieu lui-même.

Par la suite, Monseigneur le Vicaire Général, a attiré l’attention de tous sur le fait que nous devons nous inspirer du vécu de cet homme -saint Joseph- un homme de foi, un homme parfait qui a su tout donner pour la gloire de Dieu afin de répondre à son appel.
Et l’Eglise veut proposer le travail humain non pas comme de l’esclavage, mais comme l’appel de Dieu. Ainsi, le Seigneur nous appelle tous les jours à poser des actes qui lui rendent gloire et qui apportent le salut à toute l’humanité.
Avec saint Joseph, a-t-il ajouté, il y a lieu d’extraire une certaine spiritualité qui nous donne de vivre sur terre en des hommes responsables; Responsables de nous-mêmes, mais aussi responsables de ceux-là que le Seigneur confie jour après jour à notre ministère apostolique.
Développant les lectures de ce jour, le Prédicateur s’est réalisé qu’elles sont tombées à pic, puisque à même d’aider à percevoir le sens chrétien du travail humain; également de porter jusqu’à la maturité du royaume de cieux notre tâche qui s’accomplit au jour le jour en présence du Christ lui-même.
D’ailleurs Saint Paul, l’a-t-il mentionné, dans sa première lettre aux Colossiens, nous invite à vivre notre engagement au milieu de tous comme en des véritables chrétiens: des personnes qui s’adonnent pour la gloire de Dieu et le Salut de tous. Mais il est aussi vrai que, étant humains, quand nous agissons, l’attention majeure est d’être récompensé, payé ou reconnu comme tel.
Comme économiste de formation, Monseigneur Jean Paul nous a fait découvrir une réalité profonde en la matière :le travail quand on l’accomplit, il n’est jamais récompensé à la hauteur de l’engagement.
Malheureusement, il se fait que naturellement certains font montre d’ingratitude ; on peut beau faire des merveilles mais ils demeurent méfiants ! et au fil des jours, ils ne font que critiquer négativement. Cela ne doit à aucun cas occasionner un quelconque découragement. Car Il question ici d’une spiritualité fondée sur l’engagement chrétien faisant référence à la lettre de saint Paul aux Colossiens 3, 23-24: << Quel que soit votre travail, faites-le avec âme, comme pour le Seigneur et non pour les hommes sachant que le Seigneur vous récompensera en vous faisant ses héritiers>>. Et donc une exhortation à prendre conscience de notre donation quand nous faisons notre travail de chaque jour; nous devons aller au-delà de nos sentiments; nous devons nous sacrifier ; nous devons surtout comprendre que nous le faisons pour répondre à notre appel, l’appel de Dieu lui-même et pour nous donner entièrement à lui, a-t-il insisté.

Enfin, Monseigneur Jean Paul a invité toute l’assemblée à apprendre à œuvrer pour répondre à l’appel de Dieu et non pas pour satisfaire ses propres ambitions humaines.
Et aux ses séminaristes, en particulier , d’ éviter la tendance à l’opiniâtreté dans leurs différentes attributions, puisque cela n’aboutit qu’a des problèmes inutiles.
Toujours en lien avec travail, au cours de son ministère, le Seigneur a été reconnu comme fils du charpentier. Cela prouve en suffisance qu’il a marqué par l’empreinte de cette famille qui travaillait durement pour survivre ; il est Fils de Dieu, mais il est aussi Fils de Joseph, le charpentier. Ceci peut nous aider à réfléchir autrement sur notre devenir dans l’Eglise de Dieu.
Il est question de porter cette empreinte décisive d’être devant le monde des fils de l’Eglise de Dieu en étant marqués par la formation reçue, permettant de vous identifier comme séminaristes rien que par le look. La formation doit vous aider à avoir une base humaine acceptable pour éviter d’être une honte pour l’Eglise de Dieu. Que Saint Joseph nous aide tous à faire preuve de sacrifice pour le salut du monde, pour l’amour de Dieu et d son Eglise. C’est par ces mots que monseigneur le Vicaire a clos sa prédication.
Pour marquer la journée dédiée aux travailleurs, une bénédiction spéciale des outils de travail a été faite avant la fin de la mese. Après quoi un mot de remerciement a été tenu par le Recteur du grand séminaire. Et pour clôturer la journée, un repas copieux a fait suite accompagné d’un moment de divertissement ( danses, sketchs et autres jeux).
Abbé Antoine Grâce MATENDA.
