Le 22 juillet 2026, Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele célèbre ses 19 ans d’ordination épiscopale. Cette information est ouverte aux fidèles de Goma à l’occasion d’une messe que lui-même dit en paroisse Saint Esprit, ce mercredi 22 juillet.

Ordonné d’abord Prêtre Missionnaire d’Afrique en 1993, il a suivi plusieurs formations en dehors de la RDC, a exercé sa mission au Burkina Faso. D’où il reçoit, à travers la Noce apostolique, sa première charge d’Evêque parmi ceux de la République Démocratique du Congo :
« Pendant que j’étais en mission au Burkina Faso, le Seigneur, à travers la Noce apostolique, m’a choisi pour être Evêque du diocèse de Kindu en 2007 puis de Goma à 2019. Je ne m’y étais pas préparé. Pour dire que l’épiscopat est un don de Dieu, c’est un choix de Dieu qui vous tombe dessus à votre insu »,explique-t-il, en ajoutant que depuis lors, il a une mission pastorale de service ; servir les autres, servir le peuple de Dieu.
Cette date du 22 juillet ne lui était pas parue au hasard. Car, selon lui, le 25 juillet serait également choisi :
« Le jour où j’avais validé la date de mon ordination épiscopale, j’avais choix entre deux dates. Le 22 juillet en référence de la sainte Marie Madeleine et le 25 juillet pour saint Jacques, apôtre. Ainsi, j’avais choisi le 22 juillet en mémoire de ma mère et ma grand-mère. Ce sont elles qui m’ont appris à marcher sur le chemin de la vie spirituelle, le chemin de la foi, le chemin de service des autres, au service de plus petits et de plus pauvres. Ce sont ces deux personnes, courageuses comme la sainte Marie Madeleine, qui m’ont poussé à choisir le sacerdoce et jusqu’aujourd’hui je continue à le vivre, même l’épiscopat dans cet esprit de foi qu’elles m’ont inculqué », a-t-il enrichit dans ses propos.

L’Est de la RDC, où Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele exerce sa mission épiscopale, enregistre souvent des faits et problèmes sociaux, des phénomènes et catastrophes naturels insurmontables, tels que les déplacements des populations, des épidémies, l’éruption volcanique, les guerres récurrentes, … ceci impacte négativement sur la vie des fidèles chrétiens de sa circonscription ecclésiastique. Toutefois Monseigneur Willy, a avoué qu’il reconnaît de ces fidèles, « des hommes et des femmes de foi, d’espérance, du courage, de résilience, qui cherchent à promouvoir la paix envers tout le monde dans un esprit de fraternité pour le développement de leur diocèse. »
Ces catégories de crises dans la région des Grands-Lacs ont toujours influencé l’organisation de plusieurs moments et cérémonies de l’église. Les unes interdisent les attroupements et l’encombrement, les autres exigent la distanciation, pour ne citer que cela :
« D’habitude, je ne fête pas cette date d’anniversaire avec beaucoup d’éclat comme aujourd’hui. Depuis un temps, je le fais dans la méditation sans une foule de gens. Et je pensais que je le ferais encore aujourd’hui dans la méditation. Ce n’est qu’après l’arrivée d’un membre de la famille KABENE, qui est survenu solliciter, auprès de moi, cet espace en célébration pour rendre grâce au Seigneur à l’occasion des 8 ans de décès de Benoît KABENE, que j’ai aussi conclu célébrer mon anniversaire épiscopal, que, très souvent je fête seul avec un nombre réduit de prêtres et de sœurs ».
Né le 13 février 1965 à Bujumbura (Burundi), il est ordonné prêtre le 1e août 1993 par Monseigneur Faustin Ngabu, d’heureuse mémoire, et nommé évêque du diocèse de Goma depuis le 23 avril 2019.
Il exerce sa mission dans la demande profonde au Seigneur de le garder dans cet esprit de service aux plus pauvres, aux rejetés, ayant comme modèle la sainte Marie Madeleine, elle qui n’a pas eu peur des juifs qui allaient tracasser son courage pour annoncer la résurrection de Jésus-Christ aux apôtres.
J-Rostand VUSANGI M, Correspondant DIA CENCO depuis Goma.
