La Commission Diocésaine Justice et Paix de la Caritas-Développement Diocèse de Goma a officiellement lancé les activités du projet intitulé : « Contribuer à la promotion de la coexistence pacifique des groupes ethniques hétérogènes en territoires de Rutshuru, de Masisi et Nyiragongo, à l’Est de la RD Congo».

L’atelier de lancement s’est tenu ce lundi 2 mars 2026 à 9h00, à la Paroisse Notre-Dame de l’Espérance de Turunga, en diocèse et dans la ville de Goma. Cette initiative est mise en œuvre avec l’appui financier de l’organisation allemande Misereor, engagée dans le soutien aux actions humanitaires et de développement.
Promouvoir la paix dans un contexte fragile
Ce projet intervient pour faire face aux tensions communautaires persistantes dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo, zones affectées par les conflits armés et les déplacements massifs des populations.
À travers cette initiative, la Caritas-Développement Diocèse de Goma se mobilise pour renforcer la cohésion sociale, encourager le dialogue intercommunautaire et promouvoir des mécanismes locaux de prévention et de gestion pacifique des conflits.

Une mobilisation des acteurs locaux
Les responsables religieux, acteurs communautaires et partenaires locaux ont été conviés à cet atelier de lancement. L’objectif est de créer une synergie d’actions autour de la paix durable et de la coexistence harmonieuse entre les différentes communautés vivant dans ces territoires. Mais également, recueillir des attentes de la communauté pour bien mener à point le mobile de ce projet.
Dans son mot circonstanciel, Monsieur Gilbert DEGO Coordonnateur de la Commission Diocésaine Justice et Paix, a souligné l’importance de l’implication des leaders locaux dans la consolidation de la paix :
« Nous ne pouvons pas parler de développement sans parler de paix. Là où il y a la division, la méfiance et la stigmatisation, il ne peut pas y avoir de progrès durable. Ce projet vient renforcer les mécanismes communautaires de dialogue pour que nos populations réapprennent à vivre ensemble. »
Il a insisté sur le rôle central des leaders locaux, des autorités coutumières et religieuses dans la reconstruction du tissu social fragilisé par les années d’insécurité.
« La paix ne se décrète pas. Elle se construit dans les villages, dans les familles, dans les paroisses. Nous voulons accompagner les communautés afin qu’elles deviennent elles-mêmes actrices de la réconciliation. »
Monsieur Faustin NGUMBI, Assistant Coordonnateur du projet, a alors rappelé que l’appui de Misereor constitue un soutien important, mais que la réussite du projet dépendra surtout de l’appropriation locale.
« L’appui financier est un levier, mais la vraie richesse, ce sont les hommes et les femmes de nos communautés. Si chacun s’engage, nous pouvons transformer les tensions en opportunités de dialogue.»
Enfin, il a lancé un appel à la responsabilité collective :
« Le Nord-Kivu a trop souffert. Il est temps que nous devenions des bâtisseurs de paix. La coexistence pacifique n’est pas un choix facultatif, c’est une nécessité pour l’avenir de nos enfants. »
Ce projet s’inscrit dans la mission pastorale et sociale de l’Église catholique visant à accompagner les populations affectées par les crises, tout en favorisant la reconstruction du tissu social fragilisé par les conflits. Il a son budget de 207.000 Euro dont 6000 de la participation locale. Il s’étend sur une période allant du 1e Novembre 2025 au 31 octobre 2029.
J-ROSTAND VUSANGI M, Correspondant DIA CENCO depuis Goma.
