Diocèse de Goma : Forte mobilisation à Bobandana pour le dimanche des vocations

Aimée MUSENGA
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La paroisse Saint-Joseph de Bobandana, dans le diocèse de Goma, a connu une mobilisation particulière ce dimanche 26 avril 2026, à l’occasion du dimanche du Bon Pasteur, dédié aux vocations. La messe, concélébrée par 25 prêtres, a rassemblé une foule de fidèles venus prier et réfléchir sur l’appel de Dieu dans leur vie.

La célébration a été présidée par Monseigneur Henri Chiza Balumisa, Vicaire général, qui a recentré son homélie sur le sens profond de la vocation chrétienne. Devant les fidèles, il a rappelé que la vocation ne relève pas d’un choix personnel, mais d’un appel libre de Dieu. « Le Seigneur appelle qui il veut, comme il veut et quand il veut », a-t-il insisté, invitant chacun à accueillir cet appel avec foi et disponibilité.

S’appuyant sur le thème diocésain, « La vocation, un don à préserver jusqu’à la mort à la manière du bienheureux Floribert Bwana Chui Bin Kisiti», choisit par S.E Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele,  Ordinaire du lieu,  le Vicaire a exhorté les chrétiens à prendre exemple sur la vie de ce jeune laïc congolais, témoin de fidélité jusqu’au sacrifice. Pour lui, toute vie chrétienne est appelée à la sainteté, quel que soit l’état de vie :

« Le dimanche du bon pasteur, c’est le dimanche dédié aux vocations. Toutes les congrégations se sont présentées et ont dit quelque chose de leur charisme et de leur mission. Ensuite, nous avons tenu une catéchèse du thème choisi par notre pasteur Monseigneur l’évêque, dont le thème était « La vocation, un don à préserver jusqu’à la mort en la manière du bienheureux Floribert Bwana Chui Bin Kisiti ». J’ai essayé de faire comprendre aux vocationnels, mais à nous-mêmes aussi que la vocation, on ne se la donne pas. Le Seigneur appelle qui il veut, comme il veut, quand il veut. Dans la deuxième partie de la catéchèse, j’ai essayé de montrer comment la vie du baptisé peut suivre le parcours de la vie du bienheureux Floribert comme baptisé nous tous, nous sommes appelés à la sainteté.

Au cours de cette célébration, les vocationnels ont également pris la parole à travers une catéchèse adressée aux jeunes et aux fidèles. Ils ont rappelé que la vocation dépasse les limites de la prêtrise ou de la vie religieuse. Elle commence par une rencontre personnelle avec Dieu, qui appelle chacun par son nom. Selon eux, répondre à cet appel suppose un chemin de discernement nourri par la prière, le silence et l’écoute intérieure. « Dieu n’appelle pas pour plaire, mais pour servir et donner la vie », ont-ils fait comprendre, encourageant les jeunes à ne pas craindre de s’engager :

« L’Église nous invite à réfléchir sur un appel profond, un appel intérieur, un appel que Dieu adresse à chacun de nous, celui de la vocation. La vocation n’est pas seulement devenir prêtre ou religieux ; la vocation, c’est d’abord une rencontre personnelle avec Dieu qui nous appelle par notre nom. Chaque vocation est une mission d’amour. Dieu n’appelle jamais pour plaire, mais toujours pour donner la vie, pour construire, pour servir. N’ayons pas peur d’écouter la voix de Dieu, prenons le temps du silence, de la prière et du discernement, car c’est dans le silence que Dieu parle au cœur. Alors, aujourd’hui, prions ensemble pour que le Seigneur continue d’appeler et que les cœurs soient disponibles pour répondre « Me voici, Seigneur ».

La célébration a aussi été l’occasion pour plusieurs congrégations religieuses de se présenter. Chacune a partagé son charisme et sa mission, dans un esprit de témoignage et de proximité avec les fidèles.

Parmi elles, Sœur Agnès Mushoshere, de la Congrégation des Sœurs Filles de Marie, Reine des Apôtres de Bukavu, a exposé l’engagement de sa communauté. Elle a expliqué que leur mission s’étend principalement dans les domaines de l’éducation et de l’encadrement social, notamment à travers les écoles et les orphelinats. Une attention particulière est accordée à la promotion de la femme et de la jeune fille.

Présentes dans le diocèse de Goma, notamment à la paroisse Saint-Joseph de Bobandana, à l’école secondaire Maman Mlezi et à proximité de l’archevêché, ces religieuses poursuivent leur mission avec ouverture. « Les jeunes filles intéressées peuvent venir nous rencontrer. Nous leur présentons notre vie, notre spiritualité et notre engagement », a-t-elle précisé :

« Je suis Sœur Agnès de la Congrégation des Sœurs Filles de Marie, Reine des Apôtres de Bukavu. Notre congrégation est un institut de religieuses et diocésaines. Mais nous pouvons aller ailleurs concernant le besoin ou l’appel de l’Église. Ce que nous faisons comme apostolat, nous sommes en charge des écoles, des orphelinats, des écoles primaires et secondaires. Nous travaillons beaucoup et nous mettons au centre la femme. Nous demandons aux filles qui veulent venir dans notre congrégation de nous chercher. Nous allons leur donner notre charisme, notre spiritualité et puis nous allons leur expliquer notre vie. Si elles aiment, elles vont entrer. En diocèse de Goma, on nous trouve dans la paroisse de Bobandana à Saint-Joseph. On nous trouve aussi dans l’enclos qu’on appelle École secondaire Maman Mlezi et on nous trouve encore à côté de l’archevêché de Goma ».

Par cette prière et recueillement, cette célébration a permis aux fidèles de redécouvrir le sens de la vocation comme un appel personnel de Dieu, mais aussi comme un engagement au service des autres.

À Bobandana, le message a trouvé un écho particulier où chaque vie a été appelée à remplir une mission au service de Dieu.

J-Rostand VUSANGI M,  Correspondant DIA CENCO.

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