Dicastère pour le dialogue interreligieux : 8ᵉ édition du Congrès des dirigeants religieux mondiaux et traditionnels

Aimée MUSENGA
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La 8ᵉ édition du Congrès des dirigeants religieux mondiaux et traditionnels s’est tenue dans la capitale kazakhe, Astana. Cet événement a rassemblé des représentants majeurs de diverses confessions ainsi que des décideurs politiques, autour d’un objectif commun : réfléchir aux voies menant à la paix.

Le nouveau préfet du Dicastère pour le dialogue interreligieux, le cardinal George Jacob Koovakad, originaire d’Inde, a pris part à ce congrès. Dans un entretien accordé à EWTN News, il a partagé ses impressions sur cette rencontre de haut niveau. Il a notamment souligné que :   « L’humanité semble évoluer dans une sorte d’obscurité. » 

Alors que l’on espérait un retour à une vie paisible après la pandémie, la réalité s’est révélée bien différente.  « Les défis sont nombreux : guerres, conflits commerciaux, obscurité grandissante. C’est précisément pour cette raison que cette réunion était nécessaire, et ce, à ce moment crucial », a-t-il affirmé.

Le cardinal Koovakad insiste sur le fait que le dialogue interreligieux est indispensable pour apporter espoir et lumière dans un monde de plus en plus tendu. Il a particulièrement souligné la présence conjointe de chefs religieux et de responsables politiques, témoignant de la portée et de l’importance de cette initiative.

Par ailleurs, le cardinal a été invité à lire la déclaration finale du Congrès, un geste fort de reconnaissance envers l’Église catholique.   « Il suffit que nous parlions ensemble du terrorisme et que nous prenions position contre la violence – cela est fondamental », a-t-il déclaré. 

> « Nous, croyants, formons la majorité dans le monde, mais trop souvent nous restons silencieux ou divisés. »

Face aux craintes exprimées par certains catholiques, selon lesquelles le dialogue interconfessionnel pourrait affaiblir leur identité, le cardinal a répondu sans ambiguïté :  « Le dialogue interconfessionnel, c’est avant tout établir des relations. Sans relations, il est impossible d’avancer. » 

Il a également mis en garde contre le risque de se forger une image des autres religions uniquement à travers Internet ou l’intelligence artificielle : « Il est indispensable de comprendre réellement ce en quoi l’autre croit. C’est la seule façon de dépasser les préjugés. »

Pour conclure, le cardinal Koovakad a lancé un appel à prier pour la paix dans le monde ainsi que pour la conversion des cœurs.

Aimée M

Agence DIA CENCO

Source: Dicastère

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