African Diaspora Network a rapporté mercredi 1er octobre 2025 sur le site web Africa News Agency, consulté jeudi par DIA-CENCO, qu’en 2025, les transferts financiers de la diaspora africaine pourraient dépasser pour la première fois la barre symbolique des 100 milliards de dollars,
Déjà estimés à 95 milliards USD en 2024 par la Banque mondiale, ces flux représentent près de 5,2 % du PIB continental, un montant supérieur à l’aide publique au développement et rivalisant avec les investissements directs étrangers.
Longtemps considérées comme un simple soutien familial, les rémittences deviennent désormais un levier stratégique de développement. Une part croissante est consacrée à des investissements productifs dans l’agriculture, les microentreprises, l’immobilier ou encore des projets communautaires. Plusieurs États africains encouragent cette évolution en lançant des obligations diaspora et des plateformes de cofinancement afin d’orienter ces ressources vers l’économie réelle.
Toutefois, des défis subsistent : des coûts de transfert encore supérieurs à 8 % pour de petites sommes, une large part des flux échappant aux circuits officiels, ainsi que le risque de dépendance aux économies des pays d’accueil. Malgré ces limites, l’impact est déjà décisif : en 2024, l’Égypte (22,7 milliards USD), le Nigeria (19,8 milliards USD) et le Maroc (12,05 milliards USD) se sont imposés comme les principaux bénéficiaires, tandis que dans des pays fragiles comme la Somalie, ces fonds assurent un véritable filet de sécurité.
Les transferts de la diaspora africaine s’imposent ainsi comme une source stable et déterminante de financement externe. Avec des réformes adaptées et une meilleure transparence, ils pourraient devenir l’un des moteurs les plus durables de croissance, d’autonomie économique et de stabilité pour le continent.
Bertin K
Agence D.I.A CENCO
Source: Tiré de Africa News Agency
