Félix Kiluya, un chercheur en histoire contemporaine a évoqué les interdits du balai et du mortier, considérés comme faisant partie des règles strictes dans les anciens villages du grand Katanga situé au Sud-Est de la République démocratique du Congo au cours d’un entretien, jeudi, avec l’Agence Congolaise de Presse ( ACP).
Selon ce média public, citant le chercheur Kiluya, « Le balai est bien plus qu’un outil de nettoyage, frapper quelqu’un avec ça revenait à lui attribuer la malédiction. Et le mortier (le kinu) était comme un objet sacré lié à la maternité, s’asseoir dessus revenait à barrer la fécondité ou à étouffer la bénédiction ».
Le kinu, un mortier servant à transformer des produits de la terre en nourriture, représentait la force féminine, le travail domestique et l’abondance. Le balai, souvent fait des rameaux secs, symbolisait la propreté du foyer, la paix et l’ordre. « C’est ainsi que les peuples Bemba, Lunda, lamba ou encore Luba ne les considéraient pas simplement comme des caprices culturels mais des symboles de respect, de spiritualité et des cohésions sociale », a–t-il affirmé, ajoutant que, derrière ces interdits, ressortait une pédagogie basée sur l’enseignement du respect, la modestie et la connaissance du rôle de chaque chose à la société. Selon lui, dans chaque règle du passé, il y a toujours une sagesse qui protège la dignité humaine. Leurs interdits cachent des leçons de vie.
Bertin K.
Agence DIA CENCO
Tiré de ACP
