La Conférence des Supérieurs Majeurs de la République Démocratique du Congo (COSUMA-RDC) s’engage à renforcer la qualité de l’accompagnement vocationnel en proposant une formation innovante destinée aux formatrices des maisons de formation des congrégations religieuses. Depuis janvier, ces formatrices bénéficient de modules de formation dans le cadre de la formation permanente, essentielle pour les agents pastoraux. Découvrez les détails de cette initiative qui vise à améliorer la préparation et l’encadrement des futurs leaders religieux en RDC dans ce reportage.

Elles sont maîtresses de novices, postulantes et même accompagnatrices des jeunes sœurs au sein des congrégations ayant une mission pastorale en RD Congo. Depuis quelque temps, elles suivent une formation ici à Kinshasa, à Limeté, organisée par la COSUMA nationale. La sœur Matilde, membre du personnel de la COSUMA, insiste sur l’importance de cette initiative pour mieux encadrer les jeunes en quête de vocation et renforcer la vie communautaire au sein des instituts religieux.
Le programme propose un ensemble de thèmes axés notamment sur la protection des personnes vulnérables, la justice, la paix, la réconciliation et d’autres valeurs promouvant le bien-être social ainsi qu’une vie communautaire équilibrée et responsable.

La formation s’adresse à plusieurs catégories de religieuses : les formatrices, les sœurs en préparation des vœux perpétuels ainsi que celles en année sabbatique. Parmi les intervenantes figure Sœur Marie-Rose NDIMBOMBIA NGONDA, Fille de Marie de Molegbe, professeure d’Université et animatrice du jour. Elle aborde une réflexion sur l’éducation, de la paix, de la réconciliation et de l’espérance dans les maisons de formation. Étant des humains, la Révérende sœur Professeur estime que ce qui se passe dans le monde concerne aussi les religieuses et parfois elles sont aussi impliquées. « Si nous ne nous formons pas assez, il n’y aura pas moyen de donner aussi la formation aux jeunes. Parce que les jeunes viennent tels qu’ils sont et ce sont justement les formatrices qui leur donnent la forme voulue par l’Église », souligne.
Elle considère en outre cette initiative comme une véritable formation permanente, à laquelle les religieuses sont appelées à participer chaque fois que l’occasion se présente.
Pour les participantes en formation depuis le début du mois de janvier, cette session constitue déjà un apport significatif de connaissances et un outil concret pour un meilleur accompagnement des jeunes qui leur sont confiés.
Depuis plusieurs années, la Conférence des Supérieurs Majeurs organise ce type de formation au bénéfice des congrégations religieuses de la RDC, avec l’appui de la Fondation Hilton, basée aux États-Unis, engagée dans la promotion de la femme et de la jeune fille. La clôture de ce module est prévue au mois de février, tandis qu’une seconde session est annoncée pour le mois de juin, cette fois à l’intention des jeunes sœurs en préparation des vœux perpétuels.
Agence DIACENCO
