À l’occasion du Carême 2026, les évêques catholiques du Cameroun ont adressé des messages pastoraux aux fidèles de Dieu, les exhortant à vivre avec foi ce temps liturgique comme un appel à la conversion, à la pratique des œuvres de miséricorde et à la quête d’une paix véritable.
Dans un contexte social exigeant, ces pasteurs veulent voir le peuple de Dieu redécouvrir la profondeur spirituelle du Carême, ce temps favorable pour revenir à l’essentiel et recentrer sa vie sur le Christ.
Sosthène Léopold Bayemi Matjei : grandir dans l’amour de Dieu
Dans son message intitulé « Ensemble, grandissons dans l’amour de Dieu », l’évêque d’Obala présente le Carême comme un itinéraire intérieur conduisant à l’essentiel dans la vie du chrétien.
Pour lui, cette période n’est pas seulement un ensemble de pratiques religieuses de foi, mais une grâce offerte à chacun pour revenir à Dieu de tout son cœur. Il invite les chrétiens à se laisser transformer en profondeur, à travers la prière, le jeûne et le partage, afin de renouveler leur relation avec le Seigneur et avec leurs frères et sœurs.
Paul Lontsié-Keuné : la miséricorde au cœur de la foi
À Bafoussam, l’archevêque insiste sur la miséricorde et la vigilance spirituelle. Il encourage les fidèles à traduire leur foi en actes concrets envers les plus vulnérables dans ce monde : les malades, les prisonniers, ainsi que toutes les personnes éprouvées par la situation sociale du pays.
Selon lui, « le jeûne et la prière ne prennent tout leur sens que s’ils s’accompagnent d’un effort réel de conversion dans les paroles, les attitudes et les comportements ». Le Carême devient ainsi un chemin de cohérence entre la foi professée et la vie quotidienne.
Christophe Zoa : une paix qui naît du cœur
De son côté, l’évêque de Sangmélima consacre sa réflexion à la paix. Il rappelle que celle-ci ne se limite ni à l’absence de conflits ni à de simples équilibres politiques.
La paix véritable, explique-t-il, « s’enracine d’abord dans le cœur de l’homme. Elle suppose un ordre intérieur, une réconciliation personnelle et une transformation des relations humaines ». Inspiré par la tradition chrétienne, il souligne que seule une conversion sincère peut ouvrir la voie à une société plus fraternelle.
Un appel commun au renouveau spirituel
À travers ces différentes prises de parole, les évêques camerounais lancent un appel commun qui n’est autre que faire du Carême un temps de renouveau spirituel, d’engagement fraternel et d’espérance.
Dans la fidélité au Christ, ils invitent les fidèles à redonner toute sa place à la prière, à poser des gestes concrets de solidarité et à devenir des artisans de paix, convaincus que la transformation des cœurs demeure la première étape vers la transformation du monde.
Agence DIACENCO
Source: ACI Afrique
