Alors que les fêtes de Noël et de Nouvel An sont traditionnellement synonymes d’effervescence dans les marchés de Bukavu, l’ambiance de cette fin d’année 2025 contraste fortement avec celle des années précédentes. Ce mardi 16 décembre, la rédaction de Radio Maria a fait un constat préoccupant : les acheteurs se font rares, et les vendeurs quittent les lieux avec un visage marqué par la déception.

Dans les marchés emblématiques comme celui de Kadutu ou encore à la place dite Baba Cibangazi*, le calme règne là où, habituellement, résonnaient les cris des commerçants et les bousculades des acheteurs en quête d’articles festifs. « *Même les habits pour enfants qui partaient facilement ne trouvent pas preneurs cette année* », témoigne une vendeuse.
Les vendeurs pointent du doigt la crise économique persistante qui fragilise le pouvoir d’achat des ménages. « *Les gens viennent regarder, demander les prix, mais repartent sans rien acheter* », confie un commerçant de vêtements, visiblement affecté.
En effet, malgré les préparatifs habituels, la population semble prioriser les besoins de base plutôt que les dépenses liées aux festivités. Une situation qui en dit long sur la détresse économique qui touche une large frange de la population.

Ce climat morose vient ainsi altérer la joie festive qui, jadis, animait les marchés en cette période de l’année, laissant place à une fin d’année marquée par l’incertitude et les restrictions budgétaires.
Benjamin MUKANIRE correspondant Diacenco dans l’Archidiocèse de Bukavu
