Au-delà des appartenances : reconstruire le bien commun

Aimée MUSENGA
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L’actualité nationale est dominée par l’annonce d’un dialogue voulu par le Chef de l’État, dialogue qui s’inscrit dans la continuité du pacte social proposé par la CENCO et l’ECC.

Ce moment est une opportunité historique : celle de dépasser nos appartenances ethniques, politiques ou régionales pour bâtir ensemble une identité nationale solide, fondée sur la dignité et la solidarité.

 Le Congo ne peut plus être enfermé dans le narratif réducteur d’un pays éternellement en guerre, pauvre et divisé par des conflits tribaux. Ce récit, trop souvent relayé à l’extérieur, ne reflète pas la richesse de notre peuple, ni la créativité de notre jeunesse, ni la résilience de nos communautés.

Il est temps de changer le narratif et de montrer que nous sommes capables de transformer nos fractures en force, nos diversités en richesse, nos blessures en espérance.

Le dialogue annoncé doit être plus qu’une rencontre politique : il doit devenir un espace de réconciliation nationale, où chaque citoyen se reconnaît dans le destin commun. L’appropriation du pacte social par les institutions, les communautés et les leaders d’opinion est une étape essentielle pour reconstruire la confiance, restaurer la cohésion et redonner sens au vivre-ensemble.

Reconstruire le bien commun, c’est refuser la logique de division et de haine. C’est affirmer que l’avenir du Congo ne se joue pas dans la confrontation des appartenances, mais dans la capacité à inventer une nouvelle identité nationale, inclusive et porteuse de paix. C’est aussi rappeler que le Congo est plus qu’un territoire : il est une communauté de destin, une promesse de grandeur et de fraternité.

Gandhi disait : « Tout hоmme est mоn frère », une conviction qui invite à dépasser les différences d’origine, d’ethnie, de région оu de condition sociale pour redécouvrir la dignité partagée par chaque individu․ La fraternité humaine reste le socle de toute paix durable․

Dans cette démarche, l’Église rappelle que la personne humaine doit demeurer au centre de toute action collective․ Elle appelle à la justice, au dialogue, à la réconciliation et au respect inconditionnel de la dignité humaine․

 Les médias оnt aussi une grande responsabilité․ Par leurs Choix lexicaux et les réalités qu’ils mettent en avant, ils peuvent soit accentuer les divisions, soit bâtir des ponts entre communautés․

 Informer avec l’honnêteté et responsabilité devient alors un véritable service rendu à la société․

Aujourd’hui, au-delà des appartenances, nous avons le devoir de bâtir un récit nouveau : celui d’un Congo debout, uni, solidaire et tourné vers l’avenir. Le dialogue national doit être le point de départ de cette renaissance.

DIACENCO

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