Archidiocèse de Lubumbashi : Les consacrés appelés à marcher avec le peuple

Aimée MUSENGA
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À Lubumbashi, les consacrées ont été exhortés à renforcer leur engagement pastoral au service du peuple de Dieu et à promouvoir une Église synodale attentive aux réalités sociales du pays. Cet appel a été lancé ce dimanche 15 mars par Donatien N’shole, Secrétaire Général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), lors d’une rencontre avec les religieux, religieuses et membres du clergé de l’archidiocèse.

Au cours de cette rencontre destinée à l’explication du message des évêques sur la synodalité, Mgr N’Shole a rappelé que la synodalité signifie avant tout « marcher ensemble ». Il a insisté sur la nécessité pour les pasteurs, les personnes consacrées et les fidèles de travailler dans l’unité pour mieux servir le peuple de Dieu.

Face aux multiples défis sociaux qui secouent la République démocratique du Congo, le secrétaire général de la CENCO a invité les consacrés à assumer pleinement la dimension prophétique de la mission de l’Église. Selon lui, défendre la dignité humaine et porter la voix des plus vulnérables constitue une exigence fondamentale de l’engagement chrétien.

« Être la voix des sans-voix pour la justice sociale fait partie du marcher ensemble synodal », a-t-il déclaré. Le Secrétaire les exhorte à dénoncer avec courage les maux qui fragilisent la société, notamment l’injustice, la corruption, le tribalisme et l’exploitation abusive des ressources naturelles. Toutefois, a-t-il précisé, cette mission doit s’exercer dans l’esprit de l’Évangile : « Il ne s’agit pas d’agir comme des politiciens, mais comme des témoins de l’Évangile. »

Partant de l’insécurité et les traumatismes vécus par de nombreuses communautés en RDC, la Révérende sœur Scholastique, secrétaire de la Commission de la vie consacrée à la CENCO, a encouragé les religieux et religieuses à faire preuve d’un discernement pastoral attentif. Elle souhaite qu’ils vivent dans l’accompagnement des personnes éprouvées, tout en demeurant fidèles à leur vocation.

Abordant également la question du pacte pour la paix et le bien-vivre ensemble, Mgr N’Shole a  clarifié la position des évêques. «Ce pacte ne constitue pas un partage du pouvoir. Le jour où les évêques constateront qu’il s’agit d’un partage du pouvoir, ils claqueront immédiatement la porte », a-t-il affirmé sans détour.

Les participants ont salué la qualité des échanges et la pertinence des orientations pastorales proposées. À cette occasion, la sœur Astrid, Présidente de la COSUMA Katanga, a exprimé le souhait que de telles rencontres de réflexion puissent être organisées régulièrement. Elle a également adressé un mot de gratitude à l’archevêque de Lubumbashi pour son soutien à l’initiative.

Clôturant la rencontre, Fulgence Muteba, archevêque métropolitain de Lubumbashi et président de la CENCO, a salué la mission pastorale accomplie par le Secrétaire Général dans la province ecclésiastique.

« Lorsque les évêques parlent, c’est pour être entendus, afin de faire de tous des agents de la synodalité et des témoins de l’espérance », a-t-il souligné dans son allocution.

Père Alphonse Abedi, SSP Correspondant DIACENCO

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