L’Archevêque métropolitain de Bukavu, Monseigneur François-Xavier Maroyi Rusengo, a célébré ce jeudi 18 juin 2026 le 20ᵉ anniversaire de son intronisation à la tête de l’Archidiocèse de Bukavu. À cette occasion, une messe d’action de grâce a été présidée par le prélat en la Cathédrale Notre-Dame de la Paix de Bukavu, en présence de nombreux prêtres, religieux, religieuses et fidèles catholiques.
Dans son homélie, Mgr François-Xavier Maroyi a indiqué que cette célébration était avant tout une occasion de rendre grâce à Dieu pour les nombreuses bénédictions reçues au cours de ses vingt années de service pastoral à la tête de l’Église de Bukavu.
Le prélat a particulièrement remercié le Seigneur pour le don de la santé et la force reçue pour accompagner les fidèles dans les différentes épreuves traversées par l’Archidiocèse, notamment après la disparition de ses prédécesseurs dans un contexte marqué par l’instabilité et les conflits.
« Je rends grâce à Dieu qui me donne la force de conduire ses brebis dans l’Archidiocèse de Bukavu. Malgré les hauts et les bas que nous connaissons ici chez nous, nous avons réussi, grâce à votre accompagnement, à réaliser beaucoup de choses dans l’unité », a déclaré l’Archevêque.
Revenant sur les réalisations enregistrées au cours de ces trois décennies, Mgr Maroy a souligné que les avancées de l’Archidiocèse sont le fruit d’un travail collectif impliquant prêtres, personnes consacrées et laïcs.
Selon lui, les progrès observés ne sont pas l’œuvre d’un seul homme, mais le résultat d’une compréhension commune de la mission de l’Église comme « un seul corps » au service de l’évangélisation et du développement humain intégral.
Le prélat a également reconnu que, comme toute institution humaine, l’Église a pu connaître certaines limites et erreurs.
« Au-delà des réalisations, nous sommes aussi des humains. Nous avons commis certaines erreurs. C’est pourquoi nous demandons pardon à tous ceux qui auraient pu être blessés par nos paroles ou nos actes », a-t-il ajouté.
À l’occasion de cet anniversaire, l’Archevêque de Bukavu a exprimé sa préoccupation face à la situation sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo et aux tensions qui continuent de fragiliser la cohésion nationale.
S’appuyant sur le message évangélique de l’amour du prochain, il a exhorté les Congolais à promouvoir la paix, la cohabitation pacifique et l’unité nationale.
« Si nous sommes les amis du Christ, nous devons savoir que notre premier devoir est de nous aimer. Là où l’on s’aime, il y a la paix. La cohabitation pacifique et l’unité du peuple de Dieu doivent être l’épine dorsale de notre engagement pour bâtir ensemble l’Église, la nation et l’humanité », a-t-il affirmé.
Mgr Maroy a rappelé que plusieurs générations de pasteurs ont exercé leur mission dans un contexte de guerre et d’insécurité. Il a notamment évoqué le décès de ses prédécesseurs dans des circonstances liées aux conflits qui ont marqué la région.
« Depuis trois décennies, nous vivons les affres de la guerre dans l’Est de la RDC. Cette situation montre que nous avons encore du chemin à parcourir pour construire une nation unie, une seule famille des enfants de Dieu vivant sur le territoire que le Seigneur nous a légué », a-t-il déclaré.
Né en 1956 à Bukavu, Mgr François-Xavier Maroy Rusengo a été ordonné prêtre en 1984. Tout au long de son ministère, il a occupé plusieurs responsabilités au sein de l’Archidiocèse de Bukavu, notamment comme vicaire à la paroisse de Burhale, curé de la paroisse de Kadutu, vice-économe général, recteur du Petit Séminaire de Mugeri et vicaire général.
Il a ensuite été nommé évêque auxiliaire de Bukavu avant d’être appelé à conduire l’Archidiocèse comme Archevêque métropolitain. Vingt ans après son intronisation, il demeure l’une des principales figures de l’Église catholique dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Benjamin MUKANIRE Correspondant Dia-CENCO dans l’Archidiocèse de Bukavu
