À l’occasion de la messe de la veillée de Noël, célébrée ce mercredi 24 décembre 2024 à la cathédrale Notre-Dame de la Paix de Bukavu, l’archevêque métropolitain, Mgr François-Xavier Maroy, a adressé un message fort de paix, de prière et de réconciliation à l’ensemble des fidèles catholiques de l’archidiocèse.

Un Noël marqué par l’insécurité
Dans son homélie, Mgr Maroy a exprimé sa profonde tristesse face au contexte sécuritaire dégradé dans l’Est de la République Démocratique du Congo, où la population continue de vivre sous la menace des violences armées. « Nous n’avons pas d’armes pour nous battre, mais la prière est notre arme », a-t-il déclaré, soulignant que Noël reste un moment de joie intérieure et d’espérance malgré les souffrances vécues.
La prière, instrument de paix
Appelant les fidèles à poser des actes de bonté, l’archevêque a insisté sur la prière comme levier spirituel face aux maux qui rongent la société congolaise. « Nous avons la joie d’accueillir le Christ, le seul espoir pour nous », a-t-il dit, invitant chacun à faire de Noël une véritable incarnation de la paix et de l’amour.

Invitation à la cohésion sociale
S’inspirant du pape François, Mgr Maroy a évoqué une « guerre mondiale par morceaux » qui favorise la division et le mal. Il a appelé les acteurs en conflit à soutenir les initiatives de paix menées par la CENCO et l’ECC. « L’Église ne cherche pas le pouvoir. Elle veut rassembler les Congolais autour d’une même table pour réfléchir ensemble à une paix durable », a-t-il précisé.
Célébrations adaptées au contexte
Compte tenu de l’insécurité persistante, plusieurs paroisses de Bukavu ont avancé l’horaire de la messe de Noël afin de permettre aux fidèles de regagner leurs domiciles avant la nuit. Une mesure de prudence qui témoigne de l’adaptation de l’Église aux réalités du terrain.
Benjamin MUKANIRE, correspondant DIACENCO dans l’Archidiocèse de Bukavu
