À l’occasion de la fête de la Saint-Valentin, les jeunes du doyenné Bukavu 2 se sont réunis le dimanche à la paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus de Burhiba pour une journée de réflexion spirituelle, de prière et de fraternité, placée sous le thème : « L’amour à l’épreuve de l’argent ».

La rencontre a débuté par un enseignement animé par Valentin Cinyabunguma, aumônier des jeunes à la paroisse Sainte-Famille de Bagira. Dans son intervention, il a invité les jeunes à cultiver la patience, la foi en Jésus-Christ et le discernement dans leurs relations amoureuses.
« Une relation véritable doit être réciproque. Il faut se conseiller mutuellement, avoir une vision claire de sa vie et se rappeler toujours d’où l’on vient, où l’on est et où l’on va », a-t-il souligné.
L’abbé Valentin a également encouragé les jeunes à s’adapter aux réalités de la vie, à entreprendre de petites activités génératrices de revenus pour préparer leur avenir et à se soutenir mutuellement dans les moments difficiles.

« Encouragez vos partenaires en toutes circonstances. L’amour se construit dans la solidarité et la persévérance, surtout dans les périodes d’épreuves », a-t-il insisté, appelant particulièrement les jeunes filles à la patience lorsque leurs partenaires traversent des moments de précarité.
Après cet enseignement, les participants ont pris part à une célébration eucharistique présidée par Fidèle Murhabazi, entouré de quatre autres prêtres.
Dans son homélie, le célébrant a exhorté les jeunes à vivre un amour authentique, fondé non sur les apparences, mais sur un choix libre et responsable.
« L’argent n’est pas mauvais en soi, mais il doit être le fruit du travail. Lorsqu’il engendre la jalousie et l’instabilité, il détruit la relation. Quand Dieu est au centre, il y a respect, patience et sincérité », a-t-il déclaré.
Il a invité chacun à une introspection personnelle :
« Aimons-nous la personne pour ce qu’elle est ou pour ce qu’elle nous donne ? »
Poursuivant son message, il a rappelé que les valeurs essentielles d’un amour durable sont la fidélité, la dignité, la confiance, la prière et l’esprit de sacrifice.
« Le plus beau cadeau n’est pas l’argent, mais un cœur fidèle. L’argent peut attirer quelqu’un, mais il ne peut pas acheter une personne », a-t-il conclu.
La célébration s’est achevée par une prière demandant au Seigneur de purifier les cœurs et à la Vierge Marie d’aider les jeunes à aimer avec sincérité.

L’un des participants, Érick Imani, coordonnateur des jeunes à la paroisse saint Charles lwanga de Ciriri, a salué l’initiative et l’enseignement reçu, soulignant l’importance de telles rencontres pour la formation humaine et spirituelle des jeunes.
Selon les organisateurs, plus de 2 000 jeunes, venus des paroisses du doyenné Bukavu 2 sont de Burhiba, Bagira, Buholo, Cimpunda, Ciriri et Karhale, ont pris part à cette rencontre.
La journée s’est poursuivie par diverses activités culturelles et fraternelles, avant de se clôturer par un moment de convivialité autour d’un verre de fraternité dans l’enceinte de l’école primaire Burhiba.
Benjamin MUKANIRE correspondant Diacenco dans l’Archidiocèse de Bukavu
