L’Archevêque de Bukavu, Mgr François-Xavier Maroy Rusengo, a présidé la messe de la Vigile pascale ce samedi soir à la Cathédrale Notre-Dame de la Paix de Bukavu, dans le respect de la tradition de l’Église catholique romaine.

Au cours de cette célébration marquant la résurrection du Christ, environ 276 catéchumènes ont reçu les sacrements de l’initiation chrétienne, notamment le baptême, la première communion et la confirmation, faisant ainsi leur entrée officielle dans la communauté chrétienne.
Dans son homélie, le prélat a exprimé sa gratitude envers les parents biologiques et les catéchistes pour leur accompagnement spirituel des nouveaux baptisés. Il a également insisté sur l’importance de la conversion personnelle en cette période pascale, déplorant la banalisation du péché dans la société actuelle.
« Nous avons fait 40 jours pour nous préparer à la fête de Pâques, alors que ces catéchumènes se sont préparés pendant quatre ans pour recevoir ces sacrements. C’est leur première fête de Pâques comme chrétiens. Ensemble, nous ressuscitons avec le Christ qui a vaincu la mort », a déclaré l’archevêque.

Mgr François Xavier Maroy a par ailleurs évoqué la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo, marquée par des conflits armés persistants. Il a dénoncé les logiques de guerre entretenues par certains acteurs internationaux, appelant les fidèles à prier pour « la résurrection du pays ». « Ceux qui alimentent les conflits pour des intérêts égoïstes doivent se rappeler que le pouvoir n’est pas éternel », a-t-il martelé. En conclusion, l’archevêque a exhorté les chrétiens à vivre le message de Pâques à travers des actions concrètes et non de simples paroles.

Selon la tradition pastorale, la Vigile pascale et la messe de Noël sont célébrées à la cathédrale par le métropolitain de Bukavu. Malgré le contexte sécuritaire difficile et les fortes pluies enregistrées dans la ville, les fidèles se sont mobilisés en grand nombre pour célébrer la joie pascale, témoignant ainsi de leur foi et de leur espérance.
Benjamin MUKANIRE Correspondant DIACENCO
