La retraite annuelle des Mamans Kitumaini de l’archidiocèse de Lubumbashi s’est ouverte ce jeudi 13 août 2026 à la paroisse Sainte-Trinité par une célébration eucharistique présidée par Mgr Jean-Marie Vianney Musul Musas, évêque auxiliaire de Lubumbashi.
Venues de plusieurs missions de l’archidiocèse, les participantes ont entamé ce temps fort de prière, de conversion et de ressourcement spirituel dans un climat de ferveur et d’espérance.

Dans son homélie, Mgr Jean-Marie Vianney a invité les fidèles à quitter toute forme de captivité intérieure. S’appuyant sur le livre du prophète Ézéchiel (Ez 12), où Dieu demande au prophète de préparer ses bagages d’exilé, il a expliqué que la retraite est avant tout un voyage spirituel. « Dieu veut nous faire sortir de nos situations de péché, d’exil et de captivité intérieure », a-t-il souligné.
L’évêque auxiliaire a également exhorté chaque participante à déposer devant le Seigneur ses fardeaux personnels : blessures, rancœurs, injustices, désespoir, conflits familiaux ou conjugaux. Selon lui, la retraite est un temps favorable pour accueillir la guérison et la liberté que Dieu offre à ses enfants.
Commentant l’Évangile du jour (Mt 18, 21–35), il a insisté sur l’exigence du pardon sans limite. « Le pardon ne doit pas être mesuré ni commercialisé », a-t-il déclaré, rappelant les paroles de Jésus : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »
Évoquant la miséricorde divine, Mgr Jean-Marie Vianney a souligné que le premier bénéficiaire du pardon est celui qui pardonne. « Celui qui fait le premier pas vers le pardon n’est ni faible ni naïf ; il est le premier à récolter les fruits de la paix et de la libération intérieure », a-t-il affirmé, rappelant que Dieu nous a aimés et pardonnés le premier.
S’adressant directement aux Mamans Kitumaini, l’évêque les a qualifiées de véritables sources d’espérance et de paix. Il les a encouragées à rompre les cycles de haine en devenant des artisanes de réconciliation dans leurs foyers et leurs communautés. « Une mère qui pardonne empêche que les conflits et la rancœur ne se transmettent de génération en génération », a-t-il déclaré, en proposant comme modèles le Christ et Joseph d’Égypte.
Au terme de son homélie, Mgr Jean-Marie Vianney a exhorté les participantes à prier avec ferveur afin d’obtenir la grâce d’une véritable conversion du cœur au cours de cette retraite, sous la conduite de l’Esprit Saint.
P. Alphonse Abedi, ssp
