Kinshasa : Hommage au Bienheureux Isidore Bakanja

Aimée MUSENGA
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L’abbé Konde, Aumônier diocésain du Conseil d’Apostolat Laïc Catholique du Congo CALCC et Directeur du Centre Pastoral diocésain Lindonge  a appelé samedi à la Cathédrale Notre-Dame du Congo, les mouvements d’action catholiques et groupes ecclésiaux de Kinshasa particulièrement les laïcs,  à plus de conscience et redevabilité dans leurs engagements vis-à-vis de l’Eglise.

 L’abbé Aloïs Konde qui a présidé l’eucharistie du jour en mémoire du Bienheureux Isidore BAKANDJA patron des laïcs a exhorté les laïcs catholiques à une grande dévotion au bienheureux Isidore Bakanja.

Le pardon selon l’exemple du Christ et de Bakanja

S’appuyant sur le modèle du Christ et de Bakanja, l’abbé Aloïs Konde a rappelé dans son homélie que « le vrai pardon est celui qu’on accorde alors même que le cœur saigne, comme Jésus-Christ sur la croix et comme Isidore Bakanja face à ses bourreaux ». Pour lui, le témoignage du bienheureux Bakanja, tué pour avoir refusé de renier sa foi et ôter son scapulaire, demeure un modèle de fidélité chrétienne pour les laïcs congolais d’aujourd’hui.

L’aumônier du CALCC a également dénoncé la « prise en otage » de certains mouvements et groupes par leurs fondateurs ou responsables, les considérants comme des propriétés privées alors qu’ils sont des dons de Dieu reconnus par l’Église.

Il a annoncé la mise à disposition prochaine d’un directoire pastoral déjà soumis au Cardinal-archevêque, lequel servira de référence pour les statuts et règlements de tous les mouvements sans distinction. « Aucun mouvement ne pourra contredire ces dispositions », a-t-il insisté, annonçant par ailleurs une tournée diocésaine l’an prochain pour évaluer l’existence et le fonctionnement réel de ces structures.

Il a insisté sur le devoir de redevabilité des mouvements vis-à-vis du Centre pastoral Lindonge, appelant chaque groupe à contribuer de manière responsable. « Ces contributions sont un engagement que personne ne peut se dérober », a-t-il martelé, avant d’inviter à une prise de conscience collective pour une meilleure intégration dans la pastorale diocésaine.

De son côté, le président diocésain du CALCC, Max Kalule Milonga, a remercié l’abbé Konde pour son accompagnement et son engagement pastoral en faveur d’un laïcat responsable. Il a toutefois relevé plusieurs défis auxquels le CALCC fait face : faible implication des mouvements dans la pastorale d’ensemble, initiatives isolées sans concertation avec le bureau diocésain, dysfonctionnements statutaires, retard dans la désignation des aumôniers et lenteur des décrets de reconnaissance.

Il a également déploré le non-respect de certaines directives diocésaines et l’opacité autour du patrimoine de certains mouvements.

Au nom du bureau diocésain, Max Kalule a lancé un appel pressant à la mobilisation et à la sensibilisation pour bannir les divisions et promouvoir l’unité au sein de l’action catholique. Il a plaidé pour la mise en place effective des bureaux décanaux et paroissiaux du CALCC afin d’assurer une redynamisation et une meilleure visibilité dans la pastorale d’ensemble, à l’échelle des paroisses, des doyennés et du diocèse.

Bertin K.

Agence DIA CENCO

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