L’Eglise-Famille de Dieu fête l’Assomption de la Vierge Marie

Aimée MUSENGA
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Le 15 août, l’Eglise fête l’Assomption de la Vierge Marie, dont le dogme proclamé en 1950 par le pape Pie XII affirme que « L’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la vie céleste ». Depuis le Ve siècle, les chrétiens célèbrent cet événement et en Orient, depuis le VIe siècle, une fête connue sous le nom de « Dormition de Marie ». 

Cette journée est souvent marquée par de grands pèlerinages et des processions dans le monde, notamment aux flambeaux dans les sanctuaires dédiés à Marie comme Lourdes.

Dans sa méditation, Mgr Marcel Perrier, évêque émérite de Pamiers souligne que l’Église aime bien regarder Marie, mère de Jésus. Elle voit en elle la fleur de l ‘humanité. Une littérature mariale ambiguë nous la présente toujours venant du ciel. Il est nécessaire de bien se souvenir qu ‘elle vient d ‘abord de la terre ! Celle que toutes les générations appellent « bienheureuse » a été d ‘abord cellule minuscule, fruit de l’amour de ses parents : mystère de la conception ! Elle a été embryon vivant, tissé cellule après cellule, dans le sein d ‘une mère : mystère de la naissance !

Celle que la terre et le ciel proclament « bienheureuse et bénie » a été ce bébé fragile, ébloui par la lumière du jour, entièrement confiante en ses parents. Petite juive de Palestine, elle grandissait dans l ‘espérance et la solidarité du peuple de l’Alliance. Elle pourra alors dire « oui » à la demande de l ‘ange. Merveilles de l ‘éducation ! Joseph, son fiancé, fut éduqué dans la solidarité avec tout un peuple et dans l ‘espérance d’un salut venant de Dieu. Il pourra lui aussi comprendre le message de l ‘ange et accepter la mission. Merveilles des commencements ! Deux mille ans après, Marie est devenue « parfaite image de l’Église à venir, aurore de l’Église triomphante » (préface de la messe du 15 août). Par cette fête de l’Assomption, l’Église catholique présente à l’humanité entière le signe de Marie, transportée au ciel, transfigurée par la résurrection de son fils Jésus.

À la suite du Christ, premier de cordée, Marie est la première sur le chemin de la Résurrection. Ainsi se réalise ce que l’Apôtre Paul écrivait aux Corinthiens,15,20-27 : « Dans le Christ, tous revivront, mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ. Alors tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal. Et le dernier ennemi qu’il détruira, c ‘est la mort.» Élevée dans la gloire du ciel, Marie est « l’image parfaite de l’Église à venir ». Ce qu’elle est, nous le deviendrons. L’aurore qui l’éclaire, éclaire déjà l’humanité. En contemplant Marie, l’humanité peut découvrir ce qu ‘elle deviendra elle- même. Toute la création se prépare à cette transformation. Nous pouvons chanter le Magnificat !

« Mon âme exalte le Seigneur, son amour s’étend d ‘âge en âge sur ceux qui le craignent. Il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères . » (Luc 1,39-56). L’Espérance et la louange ne devraient plus nous quitter. Cette espérance nous engage aussi dans un réel combat spirituel. Nous sommes sûrs du chemin, du sommet et du guide ; mais nous ne sommes pas encore arrivés. Nous sommes sûrs de la victoire du Christ sur toutes les forces du mal ; mais actuellement encore, ces forces font rage dans tous les domaines.

Agence DIA

Source: CCF/Singapour

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